mai, 2022

2022ven20mai20h0022h00Les idéaux du journalisme, face à la réalité actuelle du journalismeAvec Géraldine MUHLMANN20h00 - 22h00 TBS Campus Entiore Intervenant: Géraldine MUHLMANN Types d'événement:Conférences-débats Thème(s)Médias,Politique

Détails de l'événement

Attention : Pour des raisons diverses il n’y aura ni enregistrement ni transcription de cette conférence.
Donc, si vous voulez suivre cette intervention, participez en direct ou en Zoom  👀👂

Dès le XVIIIème siècle, en France, les philosophes des Lumières se sont intéressés à la liberté de la presse (livres & gazettes) et l’ont défendue. Le Journal des Etats Généraux voit le jour avant le début de la Révolution. Mais ce journal, critique vis-à-vis du pouvoir royal, se verra censuré le surlendemain de sa première diffusion !
Le dramaturge & journaliste toulousain Pierre Rousseau (1716-1785), craignant une interdiction de paraitre, s’exile dans la Principauté de Liège où il fonde en 1760 Le Journal encyclopédique qui compta Voltaire, Chamfort, l’abbé Prévost, etc. parmi ses rédacteurs, puis, le Cardinal Prince de Liège n’appréciant que modérément ce journal qu’il avait toléré à ses débuts, il s’exile à nouveau dans le Duché de Bouillon (près de Namur en Belgique actuelle) où il fonde en 1767 Le Journal Politique ou Gazette des Gazettes. Ces journaux imprimés à Bouillon seront publiés et diffusés largement en Europe jusqu’à la fin du siècle.

L’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, dispose que « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme » et que “tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement”. Plus d’un millier de journaux naissent alors entre les années 1789 et 1794.

La liberté de la presse a été, en France et dans d’autres pays européens, une des grandes conquêtes démocratiques au cours des XIXème & XXème siècles. Elle n’a été concrètement établie en France que par la loi du 29 juillet 1881. Elle s’intègre depuis dans les textes fondamentaux de la République Française.
Suite au programme du Conseil National de la Résistance (CNR), les « ordonnances de 1944 » sur la liberté de la presse du Gouvernement Provisoire de la République Française promettaient notamment une presse libérée des puissances d’argent.
Dans la Constitution de la Vème République la liberté de la presse ne fait pas l’objet d’un article qui lui soit dédié, cependant elle apparaît, en plus des libertés d’opinion, de parole et d’écrire, comme un principe fondamental reconnu par les lois de la République.
En Europe, la Charte de déontologie de Munich (ou Déclaration des devoirs et des droits des journalistes), signée le 24 novembre 1971 et adoptée par la Fédération Européenne des Journalistes, est une référence concernant la déontologie du journalisme, Elle prévoit entre autres ” un libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique “.

La liberté de la presse, dans sa pluralité, n’a jamais été une évidence. En France, en ce début de XXIème siècle, de nombreux éléments peuvent contribuer à limiter ou entraver cette liberté et donc la liberté des journalistes. On peut citer principalement la concentration de la propriété des médias (presse, audiovisuel) au sein d’un petit nombre de grands groupes financiers.
D’autres facteurs peuvent également interférer :
-La diffusion et l’emprise croissantes sur le web de pseudo-informations en tous genres, voire d’élucubrations complotistes
– Les conséquences sociologiques de la pandémie COVID-19
– La montée continue du vote en faveur d’idées xénophobes, identitaires, nationalistes, racistes, voire néo-fascistes (un tiers des suffrages exprimés au premier tour de la récente élection présidentielle !)
– Et, tout récemment, la guerre d’agression de la Russie sur l’Ukraine

Dans un tel contexte, quels sont les écarts entre l’idéal et les réalités vécues par celles et ceux qui exercent cette profession, au rôle si important pour l’équilibre démocratique de la société. C’est pour parler & débattre de cela que Géraldine Muhlmann, avec sa double formation et sa double expérience professionnelle, a répondu positivement à l’invitation du GREP

 Avec Géraldine MUHLMANN

Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure, agrégée de philosophie et de science politique, Diplômée (Master of Arts) de l’école de journalisme de New York University –  Professeur en science politique à l’Université Paris II Panthéon Assas – Ancienne présentatrice de l’émission de débats « Cactus » sur Paris Première et du magazine « C Politique »  sur France 5.

Publications :
 – Une histoire politique du journalisme, XIXe – XXe siècles, PUF (2004) désormais en Points Seuil
– A political history of journalism, Wiley (2008)
– Du journalisme en démocratie
, Payot & Rivages (2004) (réédition Klincksieck 2017)
 – Histoire des idées politiques, PUF (2012)
 – La liberté d’expression
, Dalloz (2015)
 – sur France Culture (29/07/2021) Avoir raison avec… Noam Chomsky – Dénoncer, pour éclairer quoi ? 

La conférence sera aussi diffusée en visio sur Zoom.
Gratuit mais inscription obligatoire en cliquant sur le lien:
https://www.billetweb.fr/geraldine-muhlmann-les-ideaux-du-journalisme-face-a-la-realite-actuelle-du-journalisme
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Les conditions d’usage sont fournies avec les informations de connexion.
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Pour aller au grand amphi de TBS ENTIORE à Quint-Fonsegrives

  • Adresse: TBS Campus ENTIORE – 2 avenue Mercure – Ecoparc 1 – 31130 Quint-Fonsegrives
  • Parking gratuit.
  • Par Tisséo: Bus Linéo 1 – haute qualité de service cadence : toutes les 11 minutes
    Comptez 24 minutes de trajet depuis Jean-Jaurès.
    Fiche horaire détaillée ou pour imprimer.Plus de détails ici

 

 

Heure

(Vendredi) 20h00 - 22h00

Adresse

TBS Campus Entiore

Intervenant

Géraldine MUHLMANN

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